Noémi ADDA

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Noémi ADDA, Félines,huile,120X80

   

    Tes peintures à l’huile de la Drôme sont étonnantes de vérité. Ce ne sont pourtant pas des reproductions conformes à un lieu spécifique mais l’expression de ce que tu ressens devant un motif spécifique. Comment fais-tu pour rendre ces paysages de la Drôme si vrais et si reconnaissables ?

   

    La raison est peut-être que je ne cherche pas à déformer ce que je vois. Je m’efforce de rester fidèle à mon regard et à l’émotion qu’il suscite. Cette émotion est comme un débordement qui m’envahit jusqu’à me couper le souffle ; je ressens alors une urgence à l’exprimer.

 

    Si j’ai bien compris tu as montré tes œuvres une première fois à Paris. Ensuite c’est la galerie Artenostrum à Dieulefit qui te découvre et décide de te soutenir en organisant à intervalles réguliers des expositions de ton travail. Tu as également exposé à Tours, Besançon et en Ardèche.

    La rencontre avec Artenostrum a été décisive en m’offrant la possibilité de donner une réalité à mon travail notamment par le partage avec les autres, leur regard et leur éventuelle estime qui peut se traduire par le désir de posséder une œuvre et de l’acheter.

 

  -  interview de Noémi Adda dans Provence Réflections

 

 

 

L'arbre bleu

mai 2008

 

“ Et dans la nature finie qui est attirée, je vois la nature infinie qui attire. ” “ Voir c’est être. ”

  (Nicolas de Cues, 1453)

 

La galerie Artenostrum à Dieulefit dans la Drôme, est une chambre dans les arbres le long de la rivière. Elle accueille aujourd’hui en pleine renaissance du printemps une artiste peintre qui retient formidablement notre attention.

Il existe un petit pays au-dessus de Dieulefit bien délimité par une âme qui lui sert de réserve, à la fois, intouché, inatteignable et entièrement réalisé par l’attention idéale de ceux qui le font vivre. Ce pays finit à Die au moment où la plupart des lettres qui constituent le nom magique de “ Dieulefit ” ont été semées en chemin. Ici on ne parlera pas de “ retrait ” du monde mais bien au contraire au plus près de ce qui le fonde et en est le centre. Poètes, paysans, agriculteurs, et artistes en sont la conscience. Il n’y a rien de “ local ” mais on parle “ à partir d’ici ” et l’écho porte loin. Noémi Adda incarne aujourd’hui cette conscience à travers la peinture.

Anne de Staël

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