Bernadette TINTAUD

Elisabeth TINTAUD

Arbres Horizons

L’arbre - jalon, repère, arche ou porte - marque le paysage de sa verticalité. L’horizon, ligne dont l’approche est toujours reculée, n’est appréhendé par le regard que par des plans successifs, franchissements de frontières qui permettent le voyage de l’œil et de l’esprit d’un ici à un là-bas. Mes différentes interventions plastiques (dématérialisation opérée à la prise de vue,  au tirage par blanchiment ou virage…) impriment un rythme au paysage, font que le sujet photographié n’est plus figé, saturé d’indices visuels, mais devient le réceptacle de vides et de tensions. C’est ainsi que le paysage est lieu de passage et de métamorphoses. Mettre le temps en marche et redonner au présent vif de l’image sa fonction d’événement, de point de départ. 

B. Tintaud, 2001

 

La pierre sculptée ou taillée, les parois tatouées de graffitis, enferment dans leur silence des plis de mémoire qui nous attendent – bribes du temps à dévoiler, déployer ou réincarner. En me confrontant à cette mémoire géologique et humaine, je n’ai pas voulu dérouler l’histoire des lieux mais ouvrir un passage dans la matière photographiée, sculpter le grain pixellisé de la pierre, créer des hybridations poreuses à la lumière, avoir ainsi accès au devenir des formes et non seulement à leur représentation. Dans ce processus les premières prises de vue sortent de leur réalité figée, entament leur métamorphose et reconstruisent dans l’après-coup ces images/palimpsestes qui se déplient dans la durée, surprennent le temps plutôt qu’elles ne le suspendent. Bernadette Tintaud 

 

Oeuvres  acquises auprès de la galerie Artenostrum, rentrées récemment dans les collections du musée de Valence 

 Dans la série Arbres Horizons, l’oeuvre représentée sur le carton de l’exposition Galerie Artenostrum, ainsi qu’une oeuvre dans la série pierres palimpsestes ( en page d’accueil de Bernadette Tintaud sut le site de la galerie )